Le dilemme est d'autant plus exacerbé que la loi prévoit qu'une solution soit trouvée au problème plus large de l'Arrondissement judiciaire de Bruxelles, appelé aussi "Bruxelles-Hal-Vilvorde" ou BHV. Cet arrondissement judiciaire, bilingue, comporte l'Arrondissement de Hal-Vilvorde, lequel est une subdivision administrative de la Province du Brabant flamand (région flamande). L'adéquation des frontières linguistiques, territoriales, judiciaires et administratives n'est ici pas respectée. Cet état de fait est condamné par la Cour d'arbitrage, le jugeant contradictoire au principe d'égalité : les habitants francophones du Brabant flamand auraient des droits (langue d'expression des documents et des actes officiels par exemple) que les habitants néerlandophones du Brabant wallon n'auraient pas (il n'existe pas de bilinguisme en Région wallonne). C'est pourquoi les Flamands souhaitent scinder l'arrondissement en deux et limiter les facilités linguistiques dans les 6 communes concernées et à celles-ci seulement. C'est aussi pourquoi la Flandre refuse de signer la convention-cadre pour la protection des minorités nationales, car celle-ci consacrerait de nombreux droits pour les minorités linguistiques dont la Flandre souhaite se débarrasser en supprimant le régime des facilités. Parmi d'autres exemple, on peut notamment citer "des conditions qui permettent d'utiliser la langue minoritaire dans les rapports entre ces personnes et les autorités administratives" (art.10).
On peut definir le Noordrand comme le bassin versant du Maalbeek et de la Tangebeek. Il comprend alors les localités suivantes : (cartes en néerlandais):
On peut définir l'Oostrand comme le bassin versant de la Woluwe. Il comprend alors les localités suivantes : (cartes en néerlandais):
On peut definir le Zuidrand comme le bassin versant de la Linkebeek et de la Molenbeek. Il comprend alors les localités suivantes: (cartes en néerlandais):
On peut definir le Westrand comme le bassin versant de la Neerpedebeek, la Vogelzangbeek et de la Molenbeek (occidentale). Il comprend alors les localités suivantes: (cartes en néerlandais):
Westrand est aussi le nom du centre culturel de Dilbeek.
Les 13 et 14 mai 2008, une commission d'enquête du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a examiné le problème de la non-nomination de trois bourgmestres dans des communes à facilités de la périphérie flamande, Wezembeek-Oppem, Kraainem et Linkebeek[1]. La délégation était dirigée par un Français, et comprenait aussi un Serbe, un Suédois, un expert allemand de la question et deux autres membres français du Congrès[2]. Le ministre flamand de l'administration intérieure Marino Keulen (VLD) avait refusé d'entériner la nomination de ces trois bourgmestres car ils avaient spontanément envoyé en français aux électeurs francophones les convocations électorales pour les élections législatives de 2007, alors qu'ils auraient dû le faire en néerlandais selon l'interprétation flamande officielle de la législation linguistique fédérale, et que seulement plus tard, sur demande, une version en français aurait pu être envoyée. Par ailleurs les bourgmestres ont reconnu qu'au cours du conseil communal on avait parlé en français, alors qu'on devait se servir du néerlandais[3]. C'était enfreindre la loi linguistique[1]. Michel Guégan, le président de la délégation, a trouvé la sanction du refus de nomination disproportionnée par rapport à l'infraction[3]. Selon lui, cela porte atteinte au fonctionnement normal d'une commune. Il s'interroge aussi quant à l'ingérence d'une autorité supérieure sur la nomination de bourgmestres démocratiquement élus[3]. Toujours selon lui, si dans les communes à majorité francophone la langue administrative interne est uniquement le néerlandais, la participation des habitants à la vie politique locale s'en trouve compliquée[3]. Les décisions des rapporteurs ont été jugées ridicules en Flandre[4]. Le ministre compétent, Marino Keulen, les a trouvées « absurdes » puisqu'elles ne tiennent pas compte de la législation linguistique du lieu où les nominations ont été refusées. Au sein du parlement européen, Frieda Brepoels (N-VA) a dénoncé « l'arrogance et la légèreté » de la délégation[5].